Dans le cadre de la formation BPJEPS Basketball, dix apprentis ont récemment vécu une expérience unique à travers une mobilité européenne Erasmus+ en Slovénie, à Ljubljana.
Ce projet, rendu possible grâce à l’engagement de nombreux acteurs, n’aurait pu voir le jour sans la confiance des structures d’accueil et des clubs, ainsi que l’implication de l’ensemble des partenaires. Un remerciement particulier au CFA SAT Normandie, à l’origine de cette dynamique, et à Bérénice, pour son accompagnement tout au long du projet et sa contribution à sa mise en œuvre.
À leur retour, nous avons échangé avec Ludovic Puigcerber, en charge de ce projet et futur coordinateur du BPJEPS à partir de la rentrée 2026, afin de revenir sur ces deux semaines riches en apprentissages.
Maintenant que le séjour en Slovénie est terminé et que tout le monde est rentré, quel regard portes-tu sur ces deux semaines passées à Ljubljana avec les apprentis ? Comment s’est déroulée l’expérience dans son ensemble ?
Je regarde ce projet avec beaucoup de fierté, parce qu’entre le moment où l’on lance ce projet et aujourd’hui, j’aurais eu du mal à imaginer que l’expérience serait aussi réussie.
Je ne dirais pas que c’était parfait, car on peut toujours faire mieux, mais le programme de ces deux semaines a permis d’avoir une vision d’ensemble du fonctionnement du pays et de s’y immerger pleinement.
J’en profite pour remercier encore une fois les structures et les président(e)s, qui nous ont fait confiance sur ce projet et qui ont accepté de voir leur alternant partir pendant deux semaines.
Peux-tu nous raconter le quotidien du groupe sur place : l’organisation des journées, les activités vécues, les échanges avec les structures locales… Qu’est-ce qui a marqué le groupe pendant ces deux semaines ?
Avec mon contact à la fédération slovène, nous avons organisé les deux semaines de manière à ce que les BPJEPS soient répartis par groupes de deux, en immersion dans une équipe différente chaque semaine.
Ils ont ainsi participé aux entraînements toute la semaine (4 à 5 séances), d’abord en observation, puis avec une intégration progressive au sein du staff, jusqu’à prendre part au match du week-end.
En parallèle de cette immersion en club, nous avons vécu plusieurs temps forts :
- des séquences autour de la détection (sélections U13 et U14),
- un match de l’équipe nationale contre la République tchèque dans le cadre des qualifications au championnat du monde,
- des matchs de jeunes (U16/U18) et d’équipes seniors,
- ainsi qu’un temps d’échange au siège de la Fédération, particulièrement riche.
Ces deux semaines ont été très denses sur le plan basket, avec également quelques moments off pour découvrir le pays et sa culture.
Y a-t-il une ou deux anecdotes, un moment particulier ou une situation marquante qui résume bien l’ambiance du séjour et l’esprit du groupe pendant cette mobilité ?
Le moment qui m’a le plus marqué est sans doute le premier entraînement animé en partie par les BPJEPS.
Margot et Geoffrey ont pu intervenir sur le groupe U16 du club d’Helios, un club reconnu pour la qualité de sa formation.
D’un côté, voir un entraîneur accepter que des coachs français prennent en charge une partie de sa séance témoigne d’une grande ouverture d’esprit. De l’autre, observer Margot et Geoffrey animer des situations pédagogiques en anglais a été un moment très fort.
Cela illustre à la fois la confiance des structures d’accueil et la capacité de nos stagiaires à sortir de leur zone de confort.
D’un point de vue pédagogique et professionnel, qu’ont pu retirer les apprentis BPJEPS de cette expérience européenne ? En quoi ce type de mobilité peut enrichir leur parcours de formation et leur vision du basket ?
Les stagiaires ont pu confronter leurs idées, échanger avec les coachs et revenir avec des inspirations concrètes, que certains mettent déjà en application dans leur club.
Même si l’organisation du basket en Slovénie est différente et difficilement transposable dans sa globalité, de nombreuses idées peuvent être adaptées à notre contexte.
Sur le plan sportif, ce qui les a particulièrement marqués, c’est la “philosophie” de formation : jusqu’à U14, les écrans et la défense de zone sont interdits. Le développement des fondamentaux individuels et la capacité à jouer sans ballon sont des priorités fortes, partagées par l’ensemble des structures.
Ils ont également été sensibles à la pédagogie des entraîneurs. Ils ont pu constater qu’il est possible de transmettre des messages, structurer un cadre d’entraînement et faire progresser une équipe sans avoir besoin de crier en permanence ou d’être omniprésent dans la séance.
Avec un peu de recul, pourquoi est-il important, selon toi, de proposer ce type de projet Erasmus+ aux apprentis de la formation BPJEPS ? Qu’est-ce que cela apporte que l’on ne vit pas forcément dans une formation classique en France ?
J’ai toujours aimé penser que, dans le monde du sport, tout est souvent une question d’opportunités, et je suis particulièrement fier qu’avec la ligue et l’IRFBB nous ayons pu offrir celle-ci à nos stagiaires.
Ça donne une autre dimension à leur année. Voyager, découvrir une autre culture, voir d’autres façons de fonctionner, parler anglais… c’est hyper formateur.
Les dix qui sont partis ont vécu quelque chose que les autres n’auront pas forcément, et ça fait clairement une différence dans leur parcours.
Et surtout, l’immersion fait progresser vite. Il n’y a pas trop de place pour la théorie : il faut s’adapter, comprendre, tester. C’est exigeant, mais c’est là qu’on apprend le plus.
